Papillomavirus : l'OMS envisage la vaccination des filles dès 4 ans
19 octobre 2026

Faut-il vacciner plus tôt contre le papillomavirus ? C'est la piste ouverte par les experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Réunis du 5 au 8 octobre 2026, ils ont présenté leurs conclusions le 13 octobre. La cible prioritaire ne change pas : les filles de 9 à 14 ans, pour lesquelles une dose unique est désormais jugée la stratégie la plus efficace pour atteindre l'objectif mondial de 90 % de couverture. Mais les pays peuvent aussi envisager une vaccination de routine, toujours à dose unique, dès 4 à 8 ans, si cela permet d'augmenter le recours à la vaccination.
Le retard à combler est considérable. Environ 165 pays ont introduit le vaccin, mais la couverture mondiale plafonne à 33 %, loin des 90 % visés. Pourtant, ce virus est la principale cause du cancer du col de l'utérus, qui a provoqué 604 000 nouveaux cas et 280 000 décès dans le monde en 2024, selon l'OMS. Les experts proposent d'étendre ensuite la dose unique, par ordre de priorité : au rattrapage des femmes jusqu'à 25 ans, puis 30 ans, à la vaccination des garçons de 9 à 14 ans, puis à celle des hommes jusqu'à 20 ans. Les personnes immunodéprimées font exception : elles doivent recevoir au moins deux doses.
Et en France ? Il s'agit de recommandations internationales, qui ne modifient pas en elles-mêmes le calendrier français. La vaccination y reste recommandée pour les filles comme pour les garçons de 11 à 14 ans, en deux doses. Elle ne remplace pas le dépistage du cancer du col de l'utérus. Vaccination et dépistage sont deux questions à poser à son médecin, sa sage-femme ou son pharmacien.
OMS, Groupe stratégique consultatif d'experts sur la vaccination (SAGE), 8 octobre 2026



